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  • Journaliste, je parcours le Finistère à la rencontre de ses habitants, de ses acteurs économiques et institutionnels, de ses paysages... J'ai eu envie de faire partager mes coups de cœur.
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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 10:01

Gwendrez.jpg

 

Nous nous étions arrêtés au petit port de Pors poulhan, en Plozévet. Une soixantaine de petites embarcations mouillaient là paisiblement, quand autant d'annexes patientaient sur la plage de galets. Un vieux pêcheur de retour d'une matinée fructueuse nous avait salués aimablement et souhaité un bon appétit. Nous avions pique-niqué sous le regard d'une petite bigoudène (création de René Quillivic) taillée dans la pierre. Elle veille inlassablement sur les bateaux tout en scrutant la mer.

Nous avions repris la route côtière de la baie d'Audierne en direction de Plouhinec. Nous aimons cette partie du littoral, brodée d'une multitude de coquettes petites maisons. Nos regards ont été soudain entièrement captés par cette image. Une couleur inouïe : un turquoise d'une luminosité que ma photo a bien du mal à rendre fidèlement. C'est la plage de Gwendrez qui ce jour-là prenait des airs de lagon des mers du sud. Une beauté féroce puisqu'elle est réputée particulièrement dangereuse, ce que l'on a bien du mal à imaginer en la contemplant ainsi...

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 09:39

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Elle a sans doute eu sa vie sauvage d'avant la célébrité. Elle a eu sa vie de star paparazzée et piétinée à outrance. Elle réussit aujourd'hui un come-back émouvant.

La Pointe du Raz n'est pas un site comme les autres. C'est LE site. Comme l'est ailleurs le Mont Saint-Michel. Je l'ai visitée gamine et j'en gardais le souvenir d'un rocher pelé, noir de monde, avec une vue incroyable. La vue est toujours incroyable, l'endroit est toujours très très fréquenté. Mais j'ai eu, le week-end dernier, la surprise de découvrir que la végétation est de retour sur ce bout de monde que la fréquentation (plusieurs centaines de milliers de visiteurs par an) avait salement amoché.

Le résultat de l'opération de réhabilitation du site depuis le début des années 1990 a porté ses fruits et la Pointe du raz a repris des couleurs. Dans la lande s'épanouissent désormais fougères, ajoncs, lierre, bruyère, genêt, renoncule, chèvrefeuille, prunellier... Et ce qui m'a le plus frappé ce sont les parfums qui se dégagent de ce joyeux fouillis végétal.

Alors bien sûr le littoral n'a ici plus grand chose de sauvage. Des allées ont été matérialisées, des panonceaux balisent le site, un péage a été installé à l'entrée du parking... mais je trouve que cela a été plutôt bien fait et c'était le prix à payer pour continuer de venir admirer cette magnifique fenêtre ouverte sur l'Amérique (au loin), sur l'île de Sein et le phare de la Vieille (plus près).

(Un regret cependant concernant les boutiques dont la sélection de produits régionaux gagnerait à être un peu plus pointue !)

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 07:55

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À l'invitation d'Éric, du blog antiquités, j'ai profité, dimanche, d'un salon d'antiquaires pour découvrir le domaine de Kerazan à Loctudy. Un petit bijou de coquetterie XIXè, demeuré tel que l'a laissé en 1928 la famille Astor à l'Institut de France. La construction de cette très belle bâtisse s'est étendue entre les XVIè et XVIIIè siècle. L'intérieur est celui de ces derniers occupants : magnifiques boiseries sculptées et peintes, lustres dégoulinant de pampilles, portraits de famille, parquet ciré, mobilier ancien... L'ambiance est très raffinée. Je crois que j'aurais adoré prendre le thé dans le salon de Madame Astor !

Chaque pièce est décorée de manière sensiblement différente, on passe d'une atmosphère à une autre en traversant les portes : luxueuse dans le grand salon, délicate dans le salon des dames, masculine dans le fumoir, plus modeste dans la cuisine... La salle à manger est étonnante : des panneaux décoratifs peints par Deyrolle représentent des trophées de chasse, sensés ouvrir l'appétit, ils me l'auraient plus volontiers coupé je crois ! Aux murs est exposée une impressionnante collection de tableaux (peut-être un peu trop nombreux à mon goût...) : Louis-Désiré Lucas, Maurice Denis, Émile Simon, Charles Cottet sont quelques-unes des signatures remarquables. J'ai eu un coup de cœur pour les tableaux en faïence d'Alfred Beau, exposés dans l'ancienne chapelle.

La visite était exquise ! Je l'aurais bien complétée par une promenade dans le parc 5 ha qui entoure le manoir, mais le temps a manqué... Ce n'est que partie remise !

      

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 08:38

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Après Argol et la Presqu'île de Crozon quand j'étais enfant, c'est à Moëlan-sur-mer que j'ai vécu mon deuxième coup de foudre finistérien... Je revenais m'installer en Bretagne après quelques mois à Paris. Là, j'ai arpenté bien souvent le sentier côtier, tout proche de ma petite maison d'alors. Entre Portec et Port-Baly  - deux petites incursions de la mer dans la terre qui offrent un abri à quelques petits bateaux au mouillage et quelques mètres carrés de plage aux familles du voisinage - le chemin longe des falaises escarpées, grignotées par les vagues. L'eau attaque inlassablement les rochers noirs de ses assauts. Les ajoncs colorent le paysage de leurs reflets dorés, tandis que d'autres petites fleurs sauvages tapissent la lande de blanc, de rose, de violet... Au loin, la silhouette de l'île de Groix se dessine sur la ligne d'horizon. C'est... beau.

Dimanche dernier, l'émotion était intacte. Tout comme l'impression de fouler du pied un trésor...

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 12:57

Laita.JPG

À cet endroit, Finistère et Morbihan se font face. Et ce n'est pas le choc des cultures mais presque. D'un côté Le Pouldu port (commune de Clohars-Carnoët) dans son extrême simplicité. De l'autre Guidel-plage et ses allures de mini station balnéaire, ses locations de vacances, ses terrasses, ses jeux pour enfants... Je confesse ma préférence pour le premier, mais je ne serais pas honnête si je ne précisais pas qu'un peu plus loin, Le Pouldu plages ressemble à bien des égards à sa cousine morbihannaise.

Entre les deux, l'embouchure de la Laïta, formée à Quimperlé par la rencontre de l'Isole et de l'Ellé. Une rivière au goût de mer, qui vit au rythme des marées. Les allées et venues de l'océan font et défont le paysage en découvrant des bancs de sable ici ou là, ici et là. Elles font de ce site unique un vrai tableau vivant !

Je ne peux que conseiller la descente de la Laïta depuis Quimperlé (avec la vedette qui officie en saison, ou mieux en canoë). La traversée de la forêt de Carnoët et le passage près du site de l'abbaye de Saint-Maurice sont un enchantement.

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 16:58
Locronan.JPG

La petite cité de caractère, dont le bourg est classé au titre des Monuments historiques depuis 1924, fait partie des incontournables escales touristiques finistériennes (le village de 800 habitants dit recevoir chaque année plus de 500 000 visiteurs !). La raison : un patrimoine architectural exceptionnel constitué de belles demeures et de maisonnettes en pierre à l’incontestable charme.

Toutes ont été construites en appareillage de granit, extrait de la montagne de  Locronan. Elles datent, pour la plupart, des XVIIè et XVIIIè siècles, époque où le commerce de la toile à voile était florissant (la manufacture de Locronan en produisait alors pour l’Europe entière). Les plus imposantes étaient habités par les notables et les riches marchands, d’autres plus modestes par les tisserands. Quelques bâtiments sont particulièrement remarquables : l’ancien « bureau des toiles » où l’officier du roi vérifiait les toiles avant leur vente, ou l’hôtel de la Compagnie des Indes…

Les enseignes à l’ancienne, les pavés, les hortensias, les niches à statuettes, le puits au milieu de la place, la quasi absence de voitures (reléguées sur des parkings extérieurs), le travail des artisans… tout concourt ici à replonger le visiteur dans le passé. Une expérience dépaysante si l’on évite consciencieusement les jours et heures de grande affluence. Et même si Locronan flirte très souvent avec le cliché de la cité touristique, on se laisse facilement prendre au jeu de la séduction de celui qui s’affiche fièrement parmi les plus beaux villages de France.

Au détour des ruelles et de la place de l’église, commerces et échoppes d’artisans font intégralement partie de la visite. Avec plus ou moins de bonheur. Les « souvenirs » en tous genres et les produits régionaux ont la part belle : vêtements marins, kouign amann et biscuits, faïencerie de Quimper, bières bretonnes… Les artisans travaillent le verre, sculptent le bois, façonnent des céramiques, fabriquent des couteaux, créent des bijoux ou tissent la toile… Artistes et galeries d’art sont eux aussi bien représentés à Locronan, qui doit être, à n’en pas douter, source inépuisable d’inspiration.
 

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 09:37
L'estran

L'estran, à Rédéné, est une maison d'hôtes qui n'accueille pas que des vacanciers. " Je souhaitais une maison ouverte à tous, et toute l'année ", dit sa propriétaire, Laurence Charlier. Elle multiplie donc les initiatives pour attirer un public nombreux dans son village, situé non loin de Quimperlé. 
Laurence Charlier anime elle-même des ateliers de rénovation de fauteuils et de couture d'ameublement. Elle accueille aussi des cours de cuisine de Nathalie Beauvais (chef talentueuse du Jardin gourmand, à Lorient. Si son restaurant avait été en Finistère, il y a déjà bien longtemps que je lui aurais consacré un billet tant j'adore sa cuisine !). Ils ont lieu le premier vendredi de chaque mois (3h pour 60 euros). Des stages sont également organisés ponctuellement (par exemple naturopathie et patine sur bois dernièrement).
Et puis, L'estran est aussi d'accès libre le premier dimanche du mois, de 15 h à 18 h 30, sous la forme d'un salon de thé. Dimanche dernier, Laurence Charlier avait réuni les œuvres d'artistes morbihannaises, proposées à la vente. Toiles et gravures étaient mises en scène au milieu des meubles et objets chinés de la maison.
 
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 07:23
Stmathieu
Stmathieu2

Ce jour-là, le ciel était blanc et bas. Une brume enveloppait le paysage dans un voile de mystère. Le mouvement des vagues était assez violent sur les rochers acérés de la pointe Saint-Mathieu. Dans le vent et le vacarme du ressac, je découvrais ces lieux empreints de souvenirs. Ceux des moines qui ont habités les pierres ancestrales de l'ancienne abbaye (XI et XIIe siècles) et ceux des marins dont l'âme flotte encore autour du cénotaphe (1927) érigé en leur mémoire. Quelle drôle de cohabitation entre tous ces monuments chargés de veiller les uns sur les âmes, les autres sur les corps à des époques différentes ! Le phare (1835) et le sémaphore (1906) dressant fièrement leur regard de vigie bien haut vers la mer, tout à coté des ruines d'un autre temps. Au bout du bout de la terre, seule dans ce décor de polar, je ne pouvais m'empêcher de me retourner pour guetter les ombres. Les falaises de Saint-Mathieu ont une incroyable puissance évocatrice et la confrontation avec les éléments et l'histoire y est impressionnante.

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 11:07
Conquet
Conquet2

Je connais bien le konk du sud : konk kerne, Concarneau. je ne connaissais pas encore konk leon, Le Conquet...
Le titre de ce billet peut paraître facile, mais c'est vraiment ce que j'ai ressenti en visitant ce port. On sent la vocation touristique de la commune dans cette manière de se mettre en valeur. Le Conquet a beaucoup de très belles maisons qui sont, en plus, joliment apprêtées : l'esprit déco est là, à chaque fenêtre. Brise-bises et rideaux ouvragés laissent entrevoir des mises en ambiance "bord de mer" qui plairaient à Virginie ! Hurlant sur les toits, les goélands rappellent partout la présence toute proche de l'océan. À l'heure du déjeuner, les effluves émanant des restaurants sentent bon le poisson cuisiné. J'imagine que l'atmosphère est certainement plus vivante en haute saison qu'elle ne l'est en ce moment, mais c'est aussi sympathique de découvrir un lieu "dans son jus"... J'ai regretté de n'avoir pu entrer dans le salon de thé La Vinotière qui m'a pourtant fait de l'œil, mais qui n'était pas ouvert à l'heure de mon passage (la consultation du site internet de l'établissement ajoute encore à mes regrets...). J'ai goûté en revanche les galettes du Conquet, des sablés dont la teneur en beurre n'a rien à envier à leurs homologues de Pont-Aven !
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 07:30
Creperie Lander2
Creperie lander

Restons à Landerneau avec la visite de cette crêperie tout a fait charmante. J'ai classé ce billet dans la rubrique "Jolis endroits" car je n'ai pas eu le loisir d'en goûter vraiment la cuisine. J'avais déjà avalé un sandwich lorsque j'ai découvert les lieux. Cela ne m'a évidemment pas empêchée d'entrer, au prétexte de siroter un thé... accompagné d'une crêpe au caramel au beurre salé (ben quoi ?). Merveilleuse la crêpe. Je laisserai donc le soin à ceux d'entre vous qui y ont déjà déjeuné ou dîné de commenter la carte. 
Située sur le pont de Rohan (l'un des derniers ponts habités d'Europe, fleuron du patrimoine landernéen), la crêperie Ar Vamm Fave est un lieu singulier. D'abord parce qu'elle est bâtie au-dessus de la rivière Elorn et que l'on y mange au son de l'eau qui passe sous le plancher (on l'aperçoit par cette petite fenêtre de la seconde photo). Ensuite parce que la restauration du bâtiment (une ancienne lingerie je crois) est très réussie. L'ambiance générale est très marquée par l'omniprésence du bois mais reste légère car les teintes sont plutôt claires. De multiples objets chinés, des coussins et des bougies rendent les salles particulièrement chaleureuses. Il y avait même du feu qui crépitait dans la cheminée ! J'y serais bien restée bouquiner. D'autant que l'accueil (masculin) était aussi très sympathique !
Si vous avez gardé vos anciens numéros du magazine Côté Ouest, vous trouverez un sujet consacré à la crêperie Ar Vamm Fave en septembre 2008.
 
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